Selon une étude américaine, près d’un ado sur cinq a déjà envoyé une photo sexuellement explicite depuis son GSM. Les conséquences? Ils sont nombreux à ne pas s’en soucier.
Depuis l’apparition des smartphones, les envois de photos « coquines » se multiplient au sein d’une jeune génération qui ne mesure pas encore les conséquences liées aux nouveaux médias. Désormais, les petits messages grivois s’accompagnent également de l’image.
Une équipe de chercheurs de l’université d’Utah s’est récemment penchée sur le phénomène. Ils ont proposé un questionnaire à 606 élèves d’un lycée privé pour les interroger sur leur expérience en la matière. Dans quel cas peut-on considérer cette pratique comme morale ou immorale? Près de 20% des élèves ont avoué avoir déjà envoyé une photo osée d’eux-mêmes avec leur GSM. Et près du double a déjà reçu de tels messages. Le problème, c’est que ces « petits malins » sont près d’un quart à transférer à d’autres personnes ces « coquineries » innocemment offertes.
Si chaque pays possède sa propre législation sur l’âge de consentement légal, dans de nombreux Etats des USA, les personnes (mineures ou non) qui envoient ou reçoivent des photos sexuellement explicites de mineurs tombent sous la coupe des lois concernant la possession ou la distribution d’images à caractère pédophile.
Et visiblement, les adolescentes sont sous pression! D’après les autorités britanniques, de plus en plus de jeunes filles se sentent obligées par les garçons d’envoyer par téléphone ou mail des photos de ce type. Pour certaines, ce comportement devient quasi routinier.
Comment y remédier?
Supprimer l’accès de votre ado aux nouvelles technologies n’est bien entendu pas une solution. Pour le protéger, expliquez-lui les conséquences des « sextos » (et de toute diffusion personnelle via les nouveaux médias). Il existe également des cours spécialisés pour avertir les enfants des dangers liés à l’utilisation d’Internet.
S.C



















