La Saint-Valentin, le jour des amoureux?
La Saint-Valentin, le jour des amoureux?
Les guirlandes à peine ôtées, nous voici déjà propulsés autour d’une autre fête commerciale: la Saint-Valentin. Certains redoutent ce jour, d’autres l’adorent. Mais d’où vient cet événement? Est-il uniquement réservé aux amoureux? Comment le fête-t-on ailleurs?
Le jour des célibataires?
C’est LA journée que redoutent les célibataires… et pourtant, il fut une époque où la Saint-Valentin leur était dédiée. Dans la tradition populaire, la mi-février marquait le début de la saison des amours. Vous savez, lorsque les petits oiseaux commencent à s’accoupler. Alors pourquoi ne pas en profiter pour unir les jeunes personnes? C’était donc l’occasion pour les célibataires des villages de se dégoter une tendre moitié. Les jeux étaient multiples: tirage au sort, partie de cache-cache… Mais l’histoire ne nous dit pas si cette récréation portait ses fruits.
Des Lupercales au billets doux…
Comme de nombreux rites de passage, les origines de cette fête sont multiples. Les plus anciennes remonteraient à l’antiquité. Chez les Grecs, la période entre mi-janvier et mi-février correspondait au mois de Gamélion. On y célébrait le mariage entre Zeus et Héra. Du côté des Romains, les jours qui entouraient le 15 février étaient dédiés aux Lupercales, fêtes de la fertilité, de la fécondité et donc de l’amour.
Par la suite, l’Eglise, qui ne voyait pas d’un très bon oeil toutes ces fêtes païennes, décida d’officialiser le 14 février comme étant le jour de la Saint-Valentin, du nom d’un (ou plusieurs, on ne sait plus trop) martyr(s) chrétien(s).
Au Moyen-Age, la mode des billets doux fait son apparition en Angleterre et en France. Après l’amour physique, c’est l’amour courtois qui est à l’honneur. D’abord avec les poètes anglais. Ensuite, Charles d’Orléans diffuse cette tradition en France dès son retour de 25 années de captivité en Angleterre. Vers la fin du 19e siècle, les cartes se répandent davantage, si bien que la tradition prend un caractère commercial.
Le côté « eau de rose » et « violettes »
Quelle qu’en soit l’origine, la Saint-Valentin est une fête commerciale aujourd’hui en Belgique. Toutes les vitrines sont colorées de rouge (passion), rose (tendresse, féminité) et blanc (pureté)…sans oublier ces gros coeurs symboles de l’amour. Si la fête est choyée par certains, elle est également détestée par d’autres pour son côté kitch et centré sur les couples. Et puis, il y a ceux qui ne voient pas l’intérêt d’exprimer leurs sentiments uniquement ce jour-là.
La Saint-Valentin dans le monde
La fête des amoureux s’est longtemps limitée à l’Europe. Mais, suite aux échanges commerciaux, d’autres pays ont pris le pas. Au Japon, par exemple, la Saint-Valentin est un événement commercial créé de toute pièce. Le 14 février, les femmes offrent des chocolats aux hommes. En retour, ces derniers les gâtent le 14 mars (White Day) d’un cadeau blanc (du linge par exemple).
Au Brésil, Le « dia dos namorados » (jour des amoureux) est fêtée à un autre moment de l’année, le 12 juin. Même chose en Colombie où le « día del amor y amistad” (jour de l’amour et de l’amitié) a lieu le 3e samedi de novembre.
Autrefois, à Anvers, des admirateurs secrets offraient aux jeunes filles le portrait d’un personnage, le Greef. Il était fabriqué en massepain ou en spéculos.
Tradition ou non, ne faites-pas de ce jour une obligation ou une corvée, vivez-le à votre manière…
Stéphanie Carion
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