Le gouvernement de Nouvelle-Zélande va proposer aux femmes bénéficiant de l’aide sociale la gratuité de la contraception, provoquant mardi une réaction indignée d’associations d’aide aux personnes défavorisées.
Les femmes ayant recours à l’aide sociale, ainsi que leurs filles âgées de 16 à 19 ans, pourront avoir accès à une contraception gratuite, a annoncé le gouvernement de centre-droit du Premier ministre John Key. “Nous nous inquiétons des enfants qui sont nés de (mères) bénéficiant de l’aide sociale et nous pensons que l’accès à la contraception peut se heurter à des obstacles, tels que par exemple le coût”, a déclaré la ministre du Développement social, Paula Bennett. “Il s’agit d’aider ces femmes à se former et à travailler“, a-t-elle indiqué.
Mais ces annonces ont suscité des réactions indignées au sein des groupes d’aide aux plus défavorisés. Rebecca Occleston, de l’association Service de conseils aux bénéficiaires, à Christchurch, a qualifié d’”insultante” la manière dont ces femmes étaient ciblées. “J’ai l’impression qu’ils présentent cela de façon à laisser entendre que les gens bénéficiant de l’aide sociale font exprès d’avoir des enfants (pour ne pas travailler: ndlr). Alors tenez, voici des moyens de contraception, ça va résoudre le problème! Je crois que c’est une solution simpliste”, a déclaré Rebecca Occleston.
Ce projet repose certes sur la base du volontariat, a noté Sue Bradfort, ancienne député Verte et porte-parole de l’association “Action contre la pauvreté”. Mais il est “totalement inacceptable” que le gouvernement intervienne dans la reproduction des femmes, a-t-elle estimé. “Nous pensons que les femmes de ce pays ont le droit de contrôler leur propre reproduction“, a-t-elle déclaré.
AFP Eua






