La question fait débat depuis des années. Les résultats d’une étude canadienne publiée cette semaine vont apporter de l’eau au moulin des- tous ceux qui sont contre.
Car si cette étude dit vrai, les châtiments corporels augmenteraient les risques de souffrir d’affections mentales à l’âge adulte. Désordres comportementaux, addictions, alcoolisme, toxicomanie,… la liste est longue des effets néfastes que pourrait avoir la fessée sur nos petites têtes blondes. Pour des générations de parents, c’est une claque !
La peine plus forte que la douleur
Une équipe de chercheurs a mené l’enquête auprès de 19359 adultes, il en ressort que les personnes ayant été fessés dans leur enfance couraient entre 2% et 7% de risques supplémentaires de présenter des pathologies mentales. 2 à 7%…des chiffres presque anecdotiques, qui sont pourtant pris très au sérieux outre Atlantique. Selon les experts, cette étude ouvre un débat sur l’éducation des enfants.
Des recherchez précédentes avaient déjà démontré que les enfants victimes de châtiments corporels étaient plus enclins à présenter un comportement agressif que les enfants qui n’en reçoivent pas.
Il est vrai que l’humiliation et l’aspect dégradant de la punition peuvent faire plus mal que la douleur physique.
Et chez nous ?
Jusqu’à aujourd’hui, 32 pays ont déjà interdit les punitions corporelles pour les enfants. Le Conseil de l’Europe aurait bien envie de faire de même dans tous les pays de l’Union. Et ce, avant qu’elles deviennent de vrais problèmes sociaux ou de santé.
Auteur : Ciardi








