Brussels Design Market : le WE des chineurs

Brussels Design Market
Brussels Design Market : le WE des chineurs

Les amateurs de design d’après-guerre s’étaient donné rendez-vous ce week-end dans l’Ancienne Gare Maritime de Tour & Taxis à Bruxelles. Et le succès de ce marché aux puces n’est désormais plus à justifier…

Samedi 10 septembre. Il est 14 heures tapant. Les portes du grand hall s’ouvrent à Tour &Taxis. Dans le calme, les premiers chineurs commencent à envahir le lieu. Pendant ce temps, les exposants débarrassent leur camionnette et installent progressivement leurs trésors sur un emplacement. Ici, pas le temps de faire la causette, les visiteurs fouinent pour dénicher LA bonne affaire.  Et pour offrir les mêmes chances à chacun (marchands, collectionneurs, et amateurs éclairés), la journée payante du samedi se déroulait « au cul du camion ». Le lendemain, l’événement gratuit s’adressait surtout au grand public avec des prix sans doute plus abordables.

Reportage vidéo au Brussels Design Market

Pour cette 11e édition, les vêtements vintage étaient à l’honneur. Chaussures, robes, sacs griffés des plus grandes marques ont fait la joie des collectionneurs, mais également des simples amateurs. Dans la foulée du Design September, le Brussels Design Market, c’est un marché aux puces exclusivement consacré aux productions des années 50 à début 80. Thierry Belenger, l’un des organisateurs, explique que le concept est parti d’une attente du public bruxellois : « Les chineurs parcouraient des kilomètres pour dénicher une seule pièce recherchée dans le style d’après-guerre au milieu de différentes brocantes. L’idée était donc de regrouper ces objets en un seul grand marché. Aujourd’hui, c’est carrément devenu un événement ! »

Et le succès ne s’est donc pas fait attendre. Si bien que le Brussels Design Market a du migrer vers l’ancienne Gare Maritime, bien à l’abri des caprices de la météo. Une centaine d’exposants professionnels et amateurs s’étaient approprié les lieux ce week-end. Des Belges, mais aussi des Français, Hollandais, Allemands, Anglais, Suédois, Autrichiens et Italiens.  « Chacun est libre d’amener les pièces qu’il juge vendable ou qu’il espère vendre. Il y en a pour tous les budgets. De 10 € à par exemple 10 000 €, c’est selon l’objet recherché. Il y a aussi moyen de faire de très belles affaires, comme par exemple au stand de la Manufacture Royal Boch», explique Thierry Belenger.

Que l’on soit collectionneur, amateur ou simple chineur, impossible de rentrer les mains vides. Et si tel devait être le cas, rien n’est perdu car c’est la tête remplie d’idées qu’on regagne ses pénates.

Design September 2011: les informations 

Stéphanie Carion

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