L’histoire d’une orpheline dans la tourmente de l’après-guerre.
Dans l’Histoire avec un grand H, les récits sur le vécu des enfants juifs pendant la guerre abondent. Ceux sur le sort des enfants allemands après la Seconde Guerre Mondiale sont plutôt rares. L’histoire touchante de la petite Liesabeth, une jeune allemande de 7 ans qui se retrouve livrée à elle-même, est unique en son genre. Son parcours est raconté par la journaliste Ingeborg Jacobs dans un livre passionnant.

À la fin de la guerre, les Soviétiques envahissent les territoires est-allemands. La famille de la petite fille meurt de faim et vit dans une précarité sans nom. Par un concours de circonstances tragiques, Liesabeth perd son frère et sa sœur et échoue en Lituanie. Contrainte à mendier, la petite va de maison en ferme demander un peu de nourriture et l’accès à un abri pour la nuit. Des centaines d’enfants allemands se retrouvent dans le même situation qu’elle, perdus, affamés. Ils sont surnommés les “enfants-loups”.
Au contact des familles qui l’accueillent ou la rejettent, elle va apprendre le lituanien et va être rebaptisée Maria. Douée d’un immense courage, d’une indépendance et d’un esprit vif, elle grandit tant bien que mal, au gré de ses rencontres et ses expériences diverses. Subissant des épreuves traumatiques tel qu’un viol, la perte de plusieurs de ses enfants, en passant par l’enfermement dans un goulag en Sibérie, Maria nous livre ici son incroyable désir de vivre. Elle survit au pire et témoigne dans ce livre d’une volonté et d’un courage hors du commun.
Un récit à découvrir aux Editions Fleuve Noir.
Aurore Dister
Moi, enfant-loup par Ingeborg Jacobs, Editions Fleuve Noir
Photo illustrative















