Benoît Poelvoorde, Matthias Schoenaerts, Joachim Lafosse, Emilie Dequenne, Jérémie Renier, Bouli Lanners, Jean-Pierre Dardenne… seront sur le tapis rouge ou le tapis bleu.
La “Quinzaine des Réalisateurs” et la “Semaine de la Critique” doivent encore dévoiler leur programme, mais d’ores et déjà, on peut être assuré de la présence d’une importante délégation belge en sélection officielle du prochain festival de Cannes.
Lundi et mardi, les sections parallèles communiqueront leurs choix et la rumeur se veut insistante pour deux films. D’une part “Ernest et Célestine” les personnages de Gabrielle Vincent portés sur grand écran par la paire de “Panique au Village” Aubier et Patard. Et d’autre part, il y a un bon espoir de voir rouler jusqu’à la Riviera le “Mobile Home”, premier film de François Pirot, qui fut scénariste de “Elève libre” de Joachim Lafosse En attendant, c’est une dream belge composée entre autres de Benoît Poelvoorde, Matthias Schoenaerts, Bouli Lanners, Emilie Dequenne, Jérémie Renier et Jean-Pierre Dardenne qui préparent ses valises.
Sur le tapis rouge, celui qui conduit à l’Auditorium Lumière où se déroule la compétition officielle, on verra notamment monter Matthias Schoenaerts et Bouli Lanners encadrant Marion Cotillard dans le nouveau film de Jacques Audiard “De rouille et d’os”, l’un des grands favoris de la compétition.
On verra aussi sur les marches, la toute jeune Emilie Verhamme. “Cockaigne”, son film de fin d’étude de l’école Sint-Lukas à Bruxelles, figure parmi la dizaine de titres en lice pour la Palme d’Or du court métrage. Le président de ce jury n’est autre que Jean-Pierre Dardenne. Le réalisateur palmé est aussi un producteur heureux, puisque trois films de sa société de production “Les films du fleuve” figurent en compétition : “De rouille et d’os”, “The Angel’s Share” de Ken Loach et ”Beyond the Hills” de Christian Mungiu.
Toutefois, le gros morceau de la délégation, a plutôt rendez-vous sur le tapis bleu, celui qui conduit aux projections de l’autre section officielle, “Un certain regard”.C’est la salle Debussy qui accueillera la première mondiale de “A perdre la raison” le cinquième film de Joachim Lafosse librement adapté du quintuple meurtre de Geneviève Lhermitte. Ainsi Emilie Dequenne se prénomme Murielle et Tahar Rahim (le prophète d’Audiard) s’appelle Moinir, alors que le docteur est interprété par Niels Arestrup. Le film sortira dans la foulée. Jérémie Rénier viendra défendre “Elefante Blanco” (L’éléphant blanc), ce film qu’il a tourné en Argentine et en espagnol sous la direction de Pablo Trapero, un habitué de Cannes (Carancho, Leonera). Enfin Benoît Poelvoorde ne passera pas inaperçu en punk dans “Le Grand Soir” de Kervern et Delépine.
La section “Un certain regard” fait, elle aussi, l’objet d’une compétition dont le jury est confié à Tim Roth.
Signalons qu’un autre étudiant de l’école Sint-Lukas, Leni Huyghe, fera le voyage de Cannes, son court métrage, “Matteus” a été retenu par le concours Cinefondation dont le prix est une invitation à présenter son premier long en section officielle.
Fernand Denis pour La Libre Belgique.















