The Body Shop : retour aux sources

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The Body Shop : retour aux sources

Anita Roddick, fondatrice de la marque The Body Shop, serait ravie de voir la façon dont son bébé rebondit. Il a passé quelques années dans l’ombre, mais reprend un nouveau souffle. La marque a grandi, pour mieux nous séduire, en restant fidèle à ses origines : le commerce équitable et la non-cruauté envers les animaux. Lily Cole, la top-modèle anglaise préférée de Karl Lagerfeld, activiste impliquée, végétarienne est désormais l’égérie de la marque. La première.

LE CORPS A UN COEUR

Le commerce équitable et la préservation de la planète font partie de l’ADN de The Body Shop, depuis sa fondation fin des années ‘70. Avec ses deux filles, Anita Roddick a parcouru le monde. Elle signe des contrats avec des femmes pour acheter leurs récoltes et faire des cosmétiques, apprend aux vendeuses la nécessité de rendre quelque chose à la société.

Les murs de sa première boutique à Londres seront recouverts de peinture verte, couleur couvrant la moisissure apparente ; elle en fera sa signature. 1995 : Anita créé sa propre école de management, The New Academy of Business. Son programme ? Comment faire des affaires en tenant compte de l’éthique, de l’environnement et du service à la société.

Rachetée il y quelques années par L’Oréal, son avenir est nébuleux. Qu’allait faire la compagnie française de ce vilain petit canard british et rebelle? La campagne au visage de Lilly Cole contient la réponse. “Il n’y a rien de plus attirant qu’une personne avec un grand coeur”, nous confie Lilly Cole avec sincérité, lors de la présentation de la Campagne à Londres. Depuis toujours, elle oeuvre pour la défense des animaux et de la culture bio. Elle ne mange plus de viande depuis de nombreuses années ni de poisson depuis peu.

FLASH BACK

Nous nous trouvons début mars dans The Old Sorting Office, High Holborn Gate, les anciens bureaux de poste de Londres, transformés en expérience pluri-sensorielle pour illustrer l’évolution et le lifting d’une marque de cosmétiques qui a transformé les années ‘80. Essoufflée dans un monde en mutation permanente, toute l’équipe, une vraie famille, a fait le grand ménage et revient aux valeurs essentielles avec des produits sains, simples, purs, dont la traçabilité est transparente.

« Nous sommes très fier de notre nouveau-né, Nutriganics », souligne Michel Poletti, collaborateur scientifique. « Ce sérum rajeunissant naturel à 98% se base sur une plante marine et de Babassu, qu’Anita récoltait avec une coopérative de femmes au Brésil. Entre-temps, nous progressons chaque jour vers la culture et la formulation bio. L’alcool par exemple, présent dans de nombreuses formules et surtout dans les parfums, est issu de la canne à sucre d’Equateur, la culture y était déjà bio ; depuis peu la distillation l’est également et tous nos produits passent progressivement à l’alcool bio. »

Leatitia Weber – parfumeur français venue de chez Guerlain, certifie et complète, « Une démarche importante pour nos parfums bien entendu où le musc de synthèse joue également un rôle. The Body Shop n’utilise plus aucune matière animale dans les fragrances reformulées.»

Ce qui plaide pour The Body Shop, selon Simon de “Cruelty Free International”, une ONG luttant pour arrêter les tests sur animaux ? « The Body Shop n’ira pas en Chine, du moins aussi longtemps que chaque cosmétique qui y est importé est testé automatiquement sur animaux. »

Anya Loonen pour La Libre essentielle.

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