Ne vous résignez pas face au ronflement !

ronflement
Ne vous résignez pas face au ronflement !

Sujet de plaisanterie pour certains, un enfer pour d’autres, le ronflement n’est pas un problème à prendre à la légère. De multiples conséquences sanitaires en témoignent. Comment y remédier et rétablir le silence dans la chambre à coucher ? Faisons le point ! 

Cette nuisance sonore peut s’avérer cauchemardesque pour celui qui partage le lit d’un ronfleur.

Dormir sur ses deux oreilles ? Un doux rêve pour un grand nombre d’entre nous ! En effet, 20 à 30 % des Belges souffrent de ronflements. Une proportion qui varie fortement en fonction du sexe – les hommes sont davantage touchés que les femmes – mais aussi de l’âge : “On estime ainsi que 50 à 60 % des plus de 60 ans présentent des ronflements“, indique le Dr Mehdi Khamaktchian, coordinateur de la Clinique du Ronflement du CHU Brugmann.

D’où proviennent les ronflements ?

Le ronflement est le bruit produit par la vibration des tissus mous lors de l’écoulement de l’air dans les fosses nasales, la bouche et la gorge durant le sommeil. Les facteurs déclencheurs sont multiples : excès de poids, allergies, alcool, tabagisme, prise de médicaments, anomalie au niveau de l’anatomie des voies respiratoires, etc.

Cette nuisance sonore peut s’avérer cauchemardesque pour celui qui partage le lit d’un ronfleur : certains ronflements pouvant atteindre les 100 décibels, soit le bruit d’une tronçonneuse ou encore d’un concert de rock ! ”Outre les nuisances, le ronflement peut également entraîner des conséquences sanitaires qui ne doivent pas être sous-estimées telles que des problèmes cardiaques ou vasculaires, des apnées du sommeil, des somnolences diurnes ou encore des troubles de l’érection”, avertit le Dr Mehdi Khamaktchian.

Comment y remédier ?

Si vous souffrez fortement de ronflement, vous résigner aux boules Quies et au pince-nez n’est pas une solution : il faut agir ! Commencez par consulter votre médecin traitant qui, au besoin, pourra vous aiguiller vers un ORL. Afin de déterminer le traitement adéquat, ce dernier effectuera alors différents examens médicaux (une analyse des fonctions nasales et buccales, une polysomnographie et, pour certains spécialistes, une endoscopie sous sommeil induit).

Tout comme les causes du ronflement, les traitements à envisager sont variés, explique le Dr Mehdi Khamaktchian : “Dans la plupart des cas, le traitement commence par des mesures d’hygiène du sommeil : manger sainement, perdre du poids, faire du sport, arrêter la cigarette et la prise d’alcool, etc. Les personnes souffrant d’un syndrome d’apnées du sommeil modéré ou sévère peuvent aussi être soignées par pression positive continue (CPAP – Continuous Positive Airway Pressure). Ce traitement, radical mais contraignant, se présente sous la forme d’un masque placé sur le nez ou sur la bouche qui applique une pression sur les voies respiratoires afin d’éviter la vibration. Enfin, dans certains cas, une intervention chirurgicale au niveau du nez, de la gorge, de la mâchoire ou de la langue peut être envisagée“.

Manon Libert.

Le du jour

Du volume

L'Oréal Volumetry

dans ses cheveux

L'horoscope du jour

par Serge Ducas

    Articles Bien-être

    CIM Metriweb